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Hommage à Pierre Zwiller PDF Imprimer Envoyer
Écrit par JS   

A Paris, pendant la guerre, le Cournonnais Pierre Zwiller a aidé des juifs

« On a fait ça naturellement ! »

Après la rafle du Vel d’Hiv, à Paris, en juillet 1942, les Zwiller ont accueilli leurs voisins, de confession juive, pour les protéger de la police française.

Article paru dans la Montagne édition du 25 novembre 2010.

 

 

Le débat sur l’identité nationale, Pierre Zwiller l’a mal vécu. « Ça m’a rappelé de mauvais souvenirs », explique ce Cournonnais de 85 ans qui, aux pires heures de la dernière guerre mondiale, protégea des juifs, avec sa mère Georgette. Un acte de bravoure qui lui valut, le 10 décembre 2007, de recevoir la médaille des Justes parmi les Nations. Un mauvais souvenir parce que son oncle Maurice, officier français d’origine russe et juif, a été arrêté par la Gestapo et interné. Or, il faudra que son épouse obtienne des certificats de baptême sur trois générations pour prouver qu’elle même n’était pas juive… « Un parallèle s’opère », fustige Pierre Zwiller. Un soir, après la rafle du Vel d’Hiv, en juillet 1942, auxquels ils ont échappé parce qu’ils n’étaient pas chez eux, au 160 rue Oberkampf, à Paris, les Kanter frappent à la porte de leurs voisins de palier. Chez Georgette Zwiller et son fils Pierre, pupille de la nation. Son père est décédé en 1941. « Ils sont arrivés, pâles, défaits et ont demandé à ma mère “Ce soir, on a appris qu’il y une rafle, est ce que vous pouvez nous cacher ?”. Vers 22 heures, ils sont arrivés avec leurs matelas, leurs affaires, et ont passé la nuit dans la salle à manger. Avec l’arrestation de mon oncle, nous étions sensibilisés, raconte Pierre Zwiller. À chaque fois qu’une rafle se préparait, ils venaient à la maison ». Le lycéen qu’il était à l’époque se chargera également de prévenir des parents et amis des Kanter avait Jusqu’à cinq ou six familles par jour. « Ils ne pouvaient plus sortir le soir après 20 heures en raison du couvre feu qui leur était imposé. Je ne me rendais pas compte. Je recommencerai s’il le fallait, mais je ferai un peu plus attention. Là, j’y allais plein pot. Toutefois, nous prenions quand même quelques précautions, surtout lors les gens venaient à la maison », explique t il. Scout chez les éclaireurs de France, Pierre Zwiller tout jeune qu’il soit a juré d’être le frère de tous les éclaireurs et l’ami de tous. « J’ai été formé à un certain oecuménisme », dit il, comme pour justifier ses actes. « Et puis la femme de Charles Kanter, Renée, était, elle, chez les éclaireurs israélites. Ça avait créé un lien ». De 1942 à 1944, Pierre ira ainsi sonner à de nombreuses portes, tout comme avec sa mère Georgette, ils accueilleront chez eux Fradja Jabolovski, « Fernande » de son nom de résistante, membre du groupe Manouchian. Reconnaissante, la famille Kanter entamera les démarches pour que les Zwiller soient reconnus justes parmi les Nations.

Demain, vendredi, pour l’inauguration de la rue Pierre et Georgette Zwiller, Jacqueline, la dernière fille des Kanter, Jacqueline, sera présente pour cet hommage de Cournon au plus juste de ses concitoyens, au côté d’une autre enfant d’hier qu’il participa à sauver, Micheline Grosz.

Cédric Gourin

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