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Historique ACI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par JS   

Historique ACI

 

La présence juive est attestée en Auvergne dès l’Antiquité. Certains noms de quartiers ou de rues rappellent cette présence :

  • rue Fontgiève (fontaine des Juifs)
  • colline de Monjuzet (montagne des Juifs)
  • rue du faubourg des Juifs.

Les Juifs suivent les légions romaines et s’installent à Marseille, le long de la vallée du Rhône, puis à Clermont-Ferrand et en Auvergne.

Leur histoire est très fragmentée.

Trois communautés vont vivre successivement à Clermont-Ferrand :

Celle du Vème siècle disparaît en 576 après la destruction de la synagogue ; un écrit de l’époque relate cette tragédie (c’est la première mention textuelle d’une synagogue en France).

La seconde présence connue va du XIIIème siècle à la fin du XIVème siècle. Elle se termine à nouveau par des expulsions. Les Juifs sont dispersés.

La plus ancienne Kétoubah (acte de mariage juif) retrouvée en France date de cette période (1319 dans la ville de Riom, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand.

Récemment, une nécropole juive médiévale a été mise au jour dans le bourg d’Ennezat, aux environs de Clermont-Ferrand.

Entre 1394 et 1789, les Juifs sont tolérés dans la région jusqu’à leur émancipation en 1791.

En 1780 la communauté juive clermontoise se rassemble autour d’Israël WAËL, commerçant alsacien en soierie, notable de la ville.

La communauté juive de Clermont, avec 46 membres en 1808, 80 en 1840 et pas plus d’une centaine en 1872, n’avait rien d’impressionnant mais, à l’échelle des provinces où les Juifs n’avaient été que tolérés jusqu’à la Révolution, elle ne faisait pas mauvaise figure.

Dès 1808, la communauté a vu son existence officiellement reconnue dans le cadre de l’organisation du judaïsme français voulue par Napoléon.

Elle fut tout d’abord rattachée au Consistoire de Bordeaux puis, en 1870, au Consistoire de Lyon dont elle dépend toujours aujourd’hui.

Clermont était la seule ville dans un rayon de cinquante lieues où il y avait, comme on disait, un Temple israélite.

C’est sous le Second Empire qu’est édifiée la petite synagogue de la rue des Quatre-Passeports, dans le quartier Fontgiève ; elle fut inaugurée le 20 mars 1862.

Après la seconde guerre mondiale, la communauté se reconstitue, notamment avec de nombreux Juifs ashkénazes (originaires d’Europe Centrale) puis avec l’arrivée des Juifs d’Afrique du Nord pour atteindre aujourd’hui quelque 150 familles.

L’Association Cultuelle Israélite s’est modernisée et fonctionne maintenant selon les nouveaux standards qu’elle peut offrir à ses membres en termes de produits casher et de l’application traditionaliste des pratiques religieuses. L’instance nationale, dite Consistoire Central, Union des Communautés Juives de France, propose la nomination des rabbins. L’A.C.I. de Clermont-Ferrand joue ainsi le rôle d’application pour ses jeunes élèves rabbins.

C’est ainsi que le Rabbin René Samuel SIRAT a réellement commencé sa carrière à Clermont, en 1952. On sait qu’il est devenu Grand Rabbin de France.Ont également exercé à Clermont les rabbins Abraham Choueka, Ephraïm Rozenswaig, Claude Brahami, Claude Maman, David Tapiero, Alain Weil intronisé en 1973 et qui fut le plus jeune Rabbin de France (il avait 22 ans le jour de sa nomination - voir photo + article), Amos Haddad.

Les rabbins qui se sont succédé à partir des années 1980 sont : Alain Attia, David Elfassi, Eliahou Lachcar, Moshé Frish, Frank Teboul, Jonathan Touitou, Yoni Krief, Arié Berros, Gabriel OUAKNINE et Emmanuel Valency

Les rabbins assurent également l’enseignement aux enfants ; dans les années 60, il y avait jusqu’à quarante élèves au Talmud Torah (cours d’instruction religieuse).

La gestion de la communauté a été assurée par différents présidents, tous très dévoués :

Henri Dreyfus, Nissim Altabert, ancien déporté, puis Joseph Enkaoua de 1951 à 1964, le docteur Elie Wurm, ancien déporté, de 1965 à 1967 et 1969 à 1970, Désiré Sultan de 1971 à 1974, Willy Braun de 1975 à 1977 et de 1979 à 1981, Richard Slama de 1967 à 1968 et de 1977 à 1978, Gilbert Slama de 1982 à 1984, Denis Cohen de 1985 à 1991, et enfin Sabino Moustacchis, son actuel président.

Secondés par des conseils d’administration efficaces, ils ont réussi, malgré de fréquentes difficultés financières, à maintenir vivante une communauté que l’on évalue généralement à 150 familles.

L’année 1962 est marquée par la création du Centre Culturel Jules Isaac, émanation culturelle de l’A.C.I., avec ses manifestations diverses, expositions, conférences, rencontres et réunions d’une jeunesse dynamique favorisées par l’existence d’une importante université.

Cette création n’a été possible que par l’acquisition, grâce au legs de Mademoiselle Aimée-Andrée LEVY, d’un vaste local au n° 6 de la rue Blatin, situé en plein centre ville, qui fonctionne toujours actuellement en tant que synagogue, lieu d’enseignement, de réunion, et de conférences.

En 1966, le lieu de culte est transféré rue Blatin, et le bâtiment de la synagogue de la rue des Quatre-Passeports, en mauvais état et devenu trop exigu, est vendu à une association.

Il a été racheté en 1991 grâce aux dons d’un généreux bienfaiteur, opération essentielle pour la sauvegarde du patrimoine juif en Auvergne ; une partie du mobilier, qui avait été dispersée, a aussi été récupérée. Son intérieur reste non aménagé mais on peut le visiter.

La réhabilitation de cet édifice, avec le concours des collectivités territoriales et des fondations privées au niveau national, est maintenant l’objectif majeur de la communauté, particulièrement depuis son inscription  à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2006.

Les années 1980 sont marquées par un souci de rénovation du patrimoine communautaire et de relance des activités. Ainsi en 1985 est entreprise la restauration complète de l’oratoire affecté aux offices religieux courants, grâce à l’aide d’un généreux donateur.

Puis une seconde campagne a été mené entre 1995 et 1998, consistant en un ravalement de l’immeuble, une mise aux normes des locaux (avec le soutien de la municipalité), un renouvellement des équipements et une réfection complète des murs et des sols grâce à une équipe de bénévoles membres de la communauté.

L’accueil de deux nouveaux Sifré Torah (rouleaux de la Loi) offerts par des membres de la Communauté et des donateurs a couronné en 1998 et 2000 cette phase de rénovation :

En 1998 la cérémonie de réception du Séfer Torah a été d’autant plus émouvante qu’il s’agissait d’une première pour l’A.C.I.

En 2000, c’est le Grand Rabbin de France, M. Joseph Sitruk, qui nous a fait l’honneur d’accueillir le deuxième Séfer Torah. Là aussi ce fut une première dans les annales de la communauté qui accueillait dans ses locaux un Grand Rabbin de France.

Notre communauté a un devoir de mémoire et participe à de multiples commémorations d’évènements qui ont impliqués les Juifs.

En 1997, avec le comité français pour Yad Vachem (institut israélien pour la mémoire de la Shoah) et la municipalité, a été organisée une cérémonie pour la remise de la médaille des Justes à cinq personnes de la région clermontoise.

Nous pouvons signaler que l’Auvergne a été une terre d’accueil, de nombreuses médailles des Justes ont été attribuées à des Auvergnats, dans une proportion plus importante que dans le reste de la France.

En 2000, la communauté a contribué à la parution du livre : « Les Juifs de Clermont, une histoire fragmentée ». Cela a représenté un travail considérable qui a mobilisé, pendant plusieurs années, des historiens et des universitaires. C’est la première fois qu’une aussi longue période est raconté dans un seul ouvrage (1).

Depuis sa création, le 15 novembre 1906, comme association cultuelle définie par la loi de 1905, l’ A.C.I accomplit sa mission de service public et représente la communauté juive auprès des pouvoirs publics et de divers acteurs de la vie locale, avec qui elle a développé d’excellentes relations. Ainsi, les Clermontois peuvent trouver en elle un interlocuteur valable pour toutes les questions relatives au judaïsme.

 

(1) Etudes rassemblées par Dominique JARASSE

Les Juifs de Clermont, une histoire fragmentée.

Edition – Presses Universitaires Blaise Pascal

 

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